| Journee De Reflexion Sur Le Genocide De 1994 Au Rwanda: Des Avantages Et Des Limites Des Tribunaux |
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| 11-06-2008 | |
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Le Centre d’Information des Nations Unies (UNIC) et le Ministère de la Justice et des Droits humains ont conjointement organisé une rencontre d’information pour marquer la Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda, le 11 juin 2008.
La rencontre a été ponctuée par la lecture du message du Secrétaire Général de l’ONU et de la déclaration du Gouvernement. Elle a constitué une opportunité d’information, de sensibilisation et d’échanges sur les avantages et les inconvénients de la cohabitation entre les systèmes de juridictions dites traditionnelles et modernes, à la lumière de l’expérience des tribunaux traditionnels dits « Gacaca » dans le procès lié au génocide au Rwanda.
«Toute justice doit servir la paix, et favoriser les questions de cohésion et d’harmonie nationales, de construction en commun des principes de coexistence sociale » a affirmé M. Placide Lenga, Premier Président de la Cour Suprême. « Dans le cas du Rwanda, il est impossible de faire autrement. Seuls les tribunaux coutumiers, par leurs décisions peuvent épouser tous les contours de la vie, dans les détails ténus, mais réels, dont la vie elle-même est faite », a-t-il souligné. Pour M. Loamba Moké, sociologue, enseignant à l’Ecole Nationale Moyenne d’Administration, l’expérience des ces tribunaux traditionnels doit être encouragé et amélioré dans la mesure où ils s’inspirent de l’histoire et de la sociologie du peuple rwandais. Sans renier le caractère historique et sociologique des « Gacaca », Me Annick Patricia Mongo, Avocate au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), a estimé que leur existence introduit une justice à double vitesse qui pourrait avoir comme faiblesse, entre autres, l’absence de respect du droit à la défense des accusés. M. Alexis Ekaba, Directeur Adjoint du Centre des Droits humains et du Développement, quant à lui, s’et interrogé sur le mode d’administration notamment dans le choix des juges dans ces tribunaux traditionnels. Car du choix des juges dépendent les résultats des procès. M. Félix Nkodia, Président du tribunal coutumier de Ouenzé, un quartier de Brazzaville, a plaidé pour une plus grande collaboration entre les tribunaux traditionnels et les tribunaux modernes. Les échanges ont souligné la nécessité de mesures pour prévenir le génocide non seulement au Rwanda mais aussi dans le monde entier. Modérée par M. Prosper Mihindou, Chargé de l’Information de l’UNIC, la rencontre a pris fin par une animation culturelle du ballet rwandais en République du Congo. Proclamée par la résolution A/RES/58/234 du 24 février 2004 de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda a été instituée pour « rétablir la dignité des victimes et prévenir des violations futures » |
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| Dernière mise à jour : ( 25-06-2008 ) |
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Outre des universitaires, des représentants de la communauté rwandaise en République du Congo, de la société civile, de la justice traditionnelle congolaise et des médias ont pris part à cette rencontre. Celle-ci a connu aussi la participation de M. Alphonse Dinar Moubangat Moukondzi, Directeur de Cabinet, représentant le Ministre de la Justice et des Droits humains, M. Placide Lenga, Premier Président de la Cour Suprême, M. François Rasolo, Coordonnateur Résident des Nations Unies a.i. et M. Stéphane Grieb, Représentant du HCR.
A cet effet, ont été diffusées des interviewes réalisées par la Radio des Nations Unies avec SEM. Joseph Sengimana, Ambassadeur, Représentant Permanent du Rwanda à l’ONU et de Mme Domitilla Mukantaganzwa, responsable nationale des « Gacaca » au Rwanda. Les échanges ont aussi été alimentés par les points de vue de quatre principaux intervenants.